Changement de couleur, on nous dit que c'est plus facile de lire... alors on essaye...
Nous sommes à Monestier à une encablure de Montbazillac. Depuis notre départ de Libourne jeudi dernier, nous avons droit à plein de sourires, de gestes de la main encoourageants des conducteurs et
aussi à des personnes qui s'arrêtent à notre hauteur pour s'enquérir de ce que nous faisons et nous félicitent. Nous n'avons pas connu ça depuis les deux sèvres, est ce que le Sud va nous offrir
jusqu'au bout du voyage ce côté chaleureux? Nous verrons bien.
Nous avons l'impression de redémarrer l'aventure dans ce voyage. Du fait que notre dernière étape à Libourne était chez la dernière amie connue avant 1000km environ, nous retrouvons Thaïs et
Fabrice seulement à Ales près de Nimes. Jusqu'à présent le cocon famille et amis a toujours été présent, là ca y est, on est tous les cinq et c'est à nous de nous débrouiller, c'est génial.
Pour ce qui est des étapes depuis Libourne nous ne faisons que des rencontres incroyables.
Christophe et Bichou qui tiennent un domaine dans le Saint Emilion, qui vont nous proposer immédiatement un terrain, et qui vont organiser un barbecue avec des amis pour deguster des
entrecôtes de boeuf gigantesques cuites sur des fagots de sarments. Le tout arrosé de saint Emilion... Nous rapartirons de chez eux avec une bouteilles dans la cariole.
Le lendemain nous nous arrêtons chez un transporteur dont les chauffeur vont être épatés de voyager comme cela, eux qui font Libourne-Ales dans la semaine avec leur camion. Nous repartirons
avec un petit déjeuner dans le ventre le matin et aussi une autre bouteille de vin rosé dans la cariole... et de 2...
Puis Maïté et Christian pour qui la notion du voyage est importante puisque leur fille compte partir pour un tour de l'Europe en fourgon pendant plusieurs mois. Maïté va nous accompagner les trois
premiers kilometres le lendemain matin.
Ensuite par le plus grand des hazards (pourquoi s'arrêter dans tel ou tel hammeau, choisir telle ou telle maison?), nous rencontrons Jean Claude et sa femme, viticulteurs qui habitent à 6-7km de
Sainte Foy la Grande. Ils collectionnent les anciens engins agricoles (il y en a plus d'une centaine et le plus vieux doit dater de 1916, ils les restaurent et sont tous en état de marche.). Et Oh
magie des rencontres, ils connaissent très bien la famille Jouan de Trion Guen à Belle Ile. Le monde est petit. Amis bellilois si vous croisez un des représentant de la famille Jouan, dites leur
qu'ils ont un grand bonjour de Jean Claude et sa femme qui collectionnent les vieux tracteurs en Gironde. Nous aurons dormis dans leur véranda, pris le petit déjeuner avec eux avant de repartir
sous la pluie hier matin avec encore une autre bouteille dans la cariole, ca promet il reste encore 1000km...
pour finir, hier sur la route à 1km de Monestier où nous voulions commencer à chercher un terrain, nous croisons Stéphane et Yo.Discussion sur le bord de la route et en un clin d'oeil nous nous
retrouvons à dormir chez Stéphane. Yo nous accompagne à pied jusqu'à la maison pendant que Stéphane rentre en voiture. Il nous traite de farfadets, de fous, de saint maritins, d'azimutés et aussi
de bien heureux... tout cela avec l'accent du midi si chantant... Dordogne, pays de l'homme comme il nous dit Yo. Nous sommes enthousiasmés. Rencontres avec les amis des amis, nous decidons
de rester une journée de repos chez eux. Feu de cheminée (le temps est à l'humide), côtes de veaux cuites au feu de bois, le tout arrosé de vin et de ricard pour Cécile (elle qui n'a pas bu
ça depuis des années...) Nous rencontrons Gabriel qui tient avec son père vignoble dans l'appellation Bergerac. Nous apprenons le travail de la vigne au fur et à mesure des rencontres ( nous
avons tant de questions à force de marcher le long des vignes). là c''est plus le travail bio de la vigne. Petit message à François, "continue dans tes projets de vignoble, ce que nous découvrons
de ton metier ici semble passionant".
Du point de vue des paysages, nous retrouvons maintenant les vallons. Le gout de l'effort réapparait, les peines dans les montées mais le plaisir des points de vue que nous découvrons. Le temps est
à la pluie mais il fait bon, nous avons plus chaud que l'année dernière. Le linge sèche quand même. Les habitants d'ici trouvent la saison pourrie, pas nous...
Cécile et Miguel