Partis le 31 mars 2007 de notre maison, le 4 mai pour le tour de belle ile, le 23 mai pour notre boucle sur le continent.
2 ânes au départ, 2 carioles, 1 chienne, 2 enfants et nous. Deux ans pour rencontrer, marcher, rêver, admirer, échanger, partager, discuter, découvrir, projeter la suite de l'histoire.
Le plus difficile est toujours de franchir le pas, après tout se fait.

 

attention, notre portable est à nouveau actif,
ON EST JOIGNABLE :):)

 

N'ayant pas de carte pour vous montrer notre parcours, je vais assayer à chaque article (il est temps) de noter nos étapes. Nous sommes dans l'aveyron et avons quitté le Lot depuis lundi (7 jullet). Le 30juin nous etions à Calveyrac (46) puis Souquié près de Castelfranc (46), puis Flotte près de Douelle (46) puis Cyrires près de Cahors (46), puis Anjols (46), puis Bach (46). Mon départ de chez Jerôme et Julie fût difficile, pas de souffle, plus de jambes ni d'energie, obligée de stopper toutes les 10 minutes dans les côtes. Journée à 35 ° selon les habitabants, nous n'avons fait que 10 km et j'etais rincée. Le soir nous avons vu un orage énorme tourner autour du terrain ou nous nous etions arretés. Nous n'avons pas râté celui de Bach mais bien à l'abri tout le monde à bien dormi et nous avons même décidé de rester une journée de plus sur le terrain communal car il ne s'est finit que vers 10 h le matin. Après Souquié nous avons rencontré Cyril qui nous a fait visiter sa yourte mongole, ce qui a imanquablement relancé nos discussions sur notre future yourte. A Flotte et Anjols nous aurons encore eu le plaisir de piquer une tête dans la piscine, les filles sont ravis, moi je trouve cela hyper décontractant après une journée de marche. Téa et Siloé nous proposent maintenant de s'arrêter dans les maisons lorsqu'elles voient unbe piscine de leur carriole. Notre arrêt à Aujols s'est fait au bout de 8 kmde rando, et est du à notre rencontre avec Martine qui nous propose son terrain pour y dormire et une soirée concert (chorale anglaise et chants malien) à l'église d'Aujols suivi d'un pique nique de village. C'est fou les gens viennent à nous sans qu'on ai le temps de de demander quoi que ce soit. Dans la même veine, Bethna va nous proposer spontanément son jardin pour y pique niquer un midi. Nous serons à l'abri assis autour d'une table. Miguel va lancer un feu dans le barbecue et nous aurons le plaisir de cuisiner au feu de bois notre repas : pain grillé pour notre boîte de sardine, c'est le luxe. Rien que l'odeur du pain grillé c'était un moment exquis! A l'Hoste nous feront purée et creme dessert au lait de chevre juste trait. Notre passage à Cahors était plus galère. Ravitaillementet grandes difficultés à trouver un abri pour pique niquer. Nous finissons par tendre notre bâche dans un jrdin public sous une armature de bois ou courrent des rosiers, le tout sous la pluie. C'est très atypique, on ne se sent pas vraiment à notre place. Nous avons fait aussi une partie d'étape sans carte, seulement quelque chose de général et les explications d'autochtones pour rallier Aujols à Concots (46). Pas le nez sur la carte à vérifier si on prend le bon chemin c'est très agréable. Ca me permet de mieux comprendre les cartes au 100 000 ème du Languedoc que Jerome nous a preté. Une fois à Mazamet nous cherchons à savoir comment ralier Alès. Soit traverser les Montagnes Noires au Sud puis passer sous le plateau du haut Languedoc jusqu'à Ledignan près d'Alès. Soit Mazamet - Montagnes Noires - canal du Midi. Soitau Nord des plateaux du haut Languedoc dans la vallée mais c'est quand même hardu. Question santé pour la famille : tout va bien à part des épines de bogue de Chataigne sous le pied de Téa, de multiples bûches, parfois des coups de mou pour Miguel et moi une jambe droite qui est douloureuse à la marche régulièrement (j'ai la démarche d'un playmobil selon Miguel) et une piqure de bête sur le tibia qui s'infecte un peu ( reglé avec un cataplasme d'argile et de pepins de pamplemousse). Pour Julie et Jerome : les rayons tiennnent le coup, de toutes facons impossible d'en commander, les vendeurs de la carrioles n'en ont pas de réferencé. Par contre impossible de la dévoiler car les machines sont faites pour un seul type de roue. On se débrouillera. Je reviens un peu sur notre pause chez Julie et Jerome. Ils connaissent Erwann et Loic de Belle Ile qui ont tous les 2 un bateau à Le Palais. Dites leur bonjour de leur part en précisant qu'ils s'étaient vu aux vendanges de Martigné Briand. Mais le plus important c'est qu'ils ont fait un tour de France à cheval (4000km) pendant 1 an. Se poser chez eux a été l'occasion de discuter voyage dans tous les sens du terme. Discuter de cet état de nomadisme, du retour à la vie sédentaire. Ca a été pour moi l'occasion de m'apercevoir que ce voyage était l'aboutissement de 5 ans de rêves et d'efforts mais aussi un temps qui allait préparer la suite de l'histoire. C'est 2 ans de discussions pour savoir ou se poser et comment se poser après. De là il y a le plaisir de voyager à l'instant présent et aussi l'attente et l'envie de poser nos fesses. Notre retour sera d'autant plus facile je l'espère. Il nous faudra juste digérer notre passage nomadisme- sedentarisme et j'espere ne pas traverser une phase sans projet, un etat ou on ne sait pas encore ou et comment rebondir. Car l'intensité des rencontres et l'aspect essentiel du voyage fait que le quotidien peut sembler bien fade ensuite. Chacun doit trouver son nomadisme : le mien semble d'être posé à un endroit en ayant la possibilité de regulierement de lacher les amares facilement et pour plusieurs mois (la yourte me semble un bon compromis). Pour d'autres le nomadisme fusionnera la vie professiionnelle et personnel, pour d'autres le sac à dos sera toujours sur l'épaule durant des annèes et pour d'autres encore se sera 1 mois tous les ans, à chacun son équilibre. En sommes nous ne sommes plus inquiet de la suite des choses. ce voyage m'apprend la confiance en soi et dans les evenements de la vie qui doivent arriver. Mieux dans l'instant présent on ne se perd pas à gamberger sur "et si, et si, etsi". On met tout en place pour, et les choses se déclenchent d'elle même sans avoir besoin de s'inquieter. On fait du mieux qu'on peut au présent et on sait qu'au moment "t" les problèmes si probleme il y a se resolveront. On acquiere une sorte de serenité à vivre dans le présent.
Lundi 14 juillet 2008
- Par Cécile
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